Véronique Pépin

Les éveillées mycéliques

Les éveillées
mycéliques

Les éveillées mycéliques

Cette démarche s’inscrit dans une recherche autour des architectures du vivant et de leurs principes de constructions invisibles. Les champignons utilisés, dont certaines formes évoquent des mains, développent une morphologie ramifiée qui entre en résonance directe avec celle des coraux et des structures collectives telles que les ruches. Bien que situés dans des milieux différents, ces organismes partagent une logique commune : une croissance sans centre, fondées sur le réseau, la répétition modulée et l’interdépendance.

Le mycélium, le récif corallien sont autant de formes d’intelligence collective ou l’ensemble prime sur l’individu. L’intégration de coquillages, de pierres et de cristaux au sein des structures fongiques introduit une dimension minérale et mémorielle. Ces éléments semblent sédimenter dans la forme, comme des traces de temps, brouillant les frontières entre le vivant et le non-vivant, entre le terrestre et le marin. 

Dans ce même élan ou les sculptures naissent, le dessin au graphite comme une poussière de roche-mémoire, le tracé à l’encre de chine inscrivent des formes hybrides. Des tablettes d’alvéoles de cire d’abeille et laiton complètent ce dialogue. Dessin, sculpture et cire collaborent dans une lenteur partagée.

« Je ne cherche pas à représenter la nature, mais à en révéler les processus; lenteur, porosité, relation. Je propose une lecture transversale du vivant, ou les formes apparaissent comme des archives sensibles, témoins d’un monde qui se construit par coopération plutôt que par domination. »

Les éveillées mycéliques

Prendre rendez-vous